dossier Covid-19 : les politiques libérales en accusation

Peut-on lutter efficacement contre la pandémie de covid-19 avec des méthodes fidèles aux dogmes libéraux, alors que ceux-ci ont précisément conduit à méconnaître la crise puis à l’aggraver, notamment en affaiblissant la recherche et le service public hospitalier ? Pour le gouvernement, la réponse est oui, comme en témoignent sa gestion de la crise et plus particulièrement les dispositions de la loi de finances rectificative et les mesures de l’état d’urgence sanitaire, entré lui en vigueur le 24 mars, qu’il a fait adopter par le Parlement. Pour les membres du groupe CRCE, la réponse est en revanche négative. Ils se sont donc abstenus lors du vote de cette loi de finances rectificative et se sont prononcés contre les mesures d’urgence proposées par Emmanuel Macron : pleins pouvoirs au gouvernement pendant deux mois, sans contrôle ou presque ni vote du Parlement ; dérogations injustifiées au droit du travail en matière de congés, de repos hebdomadaires et dominicaux ; mais refus de mettre à contribution les ménages les plus riches et les actionnaires.

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Les communiqués de presse

Retrouvez ici l’ensemble des communiqués de presse publiés par les élus du groupe CRC.

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Le gouvernement doit autoriser le Parlement à se prononcer sur le recours au traçage numérique

Covid-19 -

17 avril 2020

Nous avons aujourd’hui adressé un courrier au Premier ministre pour lui demander que le débat envisagé par le Gouvernement au sujet du traçage numérique dans le cadre de la lutte contre le Covid-19 soit suivi d’un vote, comme le prévoit l’article 50-1 de notre Constitution.

Il est en effet inconcevable que le recours à cette nouvelle technologie, qui soulève des enjeux éthiques déterminants pour notre société pour aujourd’hui et pour demain, puisse se mettre en place après un simple échange de points de vue et sans que la représentation nationale puisse se prononcer par un vote.

Le refus d’un vote par le Gouvernement serait un véritable scandale démocratique qui s’ajoute à la mise à l’écart croissante du Parlement, le Président de la République s’arrogeant le pouvoir de prendre seul, des décisions lourdes.

Cette crise sanitaire inédite et grave ne peut servir le renforcement, à l’infini, d’un pouvoir personnel.

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